L’Histoire du Sexe Pour Les Femmes à Paris !

Ça y est, je joue à Paris. Je suis acceuillie à l’Aktéon Théâtre, une salle intime avec une équipe chaleureuse.

Après le spectacle, on va au Vertigo où j’ai déjà eu des conversations très enrichissantes avec quelques spectateurs. Je pourrais faire encore un spectacle entier avec toutes les idées.

Bon, peut-être pas cette année. En attendant ce blog va me permettre d’explorer tout ça. Par exemple :

– l’histoire de la contraception et son efficacité
– les garçons ont le mot “zizi” mais est-ce que “zezette” comme petit nom pour le clitoris ne fait trop diminutif ? Sinon on dit quoi ?
– comment est l’éducation sexuelle ailleurs ?
– le mythe du “droit de cuissage”
– l’excision et la sexualité féminine
– qu’est-ce que les femmes faisaient au lit avant la pilule ? (!)
– les religions et le plaisir de la femme
– des histoires de femmes bien débridées dans le passé !

Si vous avez des questions ou des thèmes que vous aimeriez que je recherche, laissez-moi un commentaire.

Je profite de cette éspace pour remercier Luc, Lio, Noémie, Thomas, Serge et bien sûr Maud. Et merci à tous celles et ceux qui sont venu-e-s me voir et qui vont venir !

Au plaisir de vous rencontrer !

2 réactions au sujet de « L’Histoire du Sexe Pour Les Femmes à Paris ! »

  1. sara Réponse

    Chaque première semaine d’avril, au moment où les cerisiers sont en fleurs, des hordes de drag queens y promènent le phallus rose le plus connu au monde, une énorme réplique bonbon, qu’ils agitent dans tous les sens et promènent à travers la ville en poussant des cris. Des grand-mères lèchent des sucettes en forme de champignon phallique et quantité de jeunes femmes chevauchent des troncs d’arbre taillés en forme de pénis, posant devant les photographes, souvent leurs maris, qui espèrent avoir des enfants.

    À l’origine, le temple de Kawasaki était dédié au phallus de fer. La légende raconte que la fille d’un gouverneur de province – dotée d’un sexe au pouvoir destructeur – tuait ses maris lors de la nuit de noce. Plus personne ne voulait l’épouser. Un visiteur, séduit par la beauté de la veuve en détresse, demanda sa main et fit forger un morceau de métal en forme de pénis avec lequel il combla les désirs de son épouse.

    Des copies de ce phallus de fer existent un peu partout au Japon. Certaines sont enchaînées à leur autel de peur qu’elles n’aillent la nuit rendre visite aux jeunes filles solitaires. À Kawasaki, la fête du phallus de fer aurait été lancée à l’époque d’Edo par les “femmes de la nuit” (Yoru no onna), qui priaient le phallus divin pour qu’il les protège de la syphilis. Maintenant, c’est du sida qu’il protège – et c’est pourquoi les travestis et les homosexuels font partie de la parade, profitant jusqu’à récemment de l’occasion pour solliciter des donations en faveur de la recherche contre le virus.

    Culte national du phallus-vagin bicéphale

    Mais le symbole mâle (“étroitement” associé au symbole femelle, dont le silhouette se dessine souvent dans le profil du phallus) n’a pas que la valeur d’une amulette de protection. Qu’il s’agisse d’une pierre allongée, d’une sculpture en bois géante ou d’une petite figurine en papier, il est, depuis les temps les plus anciens au Japon, un synonyme d’énergie vitale, précieuse, sous le nom de konsei dai myojin (“racine de vie grand dieu brillant”) ou encore konsei-sama (“racine de vie vénérée”).

    Son culte, dont les origines se perdent dans la nuit des temps, est lié à la riziculture, ainsi que l’explique l’ethnologue Hiroshi Kubo :

    “Pour s’assurer de bonnes récoltes, les Japonais ont toujours organisé des fêtes de la fertilité marquées par la présence des organes génitaux mâles et femelles. Il est dit que si on vénère les pénis et les vulves cela permettra de tomber enceinte, d’accoucher sans peine, de voir ses enfants grandir en paix et de faire prospérer ses cultures.”

    Jusqu’à l’arrivée des Occidentaux, le Japon rend donc un culte national aux organes génitaux. Le phallus-vagin bicéphale est partout : le long des routes sous forme de bornes aux formes explicites, dressé aux carrefours ou à l’entrée des villages, konsei guide et protège les voyageurs. Il pullule également dans les sanctuaires, qui accumulent des phallus-vagins de bois ou de pierres sculptées, parfois des racines aux formes suggestives ou des galets oblongs.

    On trouve aussi des rangées de konsei sur le kamidana (l’autel domestique shintô) de toutes les femmes travaillant dans les quartiers de plaisir. Chaque jour, elles s’inclinent devant les pénis-vagins de bois ou de papier mâché afin qu’ils leur assurent du succès auprès des hommes. Vendu sous forme de charmes et d’amulettes, transporté à dos d’homme lors des fêtes de fertilité, le konsei est un guide universel et bienveillant, montrant la voie du bonheur aux enfants qui grandissent à l’ombre de son gland décalotté.

    Prohibition des cultes de nature orgiaque

    Vient l’année 5 de l’ère Meiji. En 1872, pour donner aux Occidentaux l’image d’un pays désormais “moderne et civilisé”, le gouvernement bannit le konsei du territoire. Il est interdit d’en construire sur les routes, de le célébrer en tant que divinité dans les sanctaires et même de le prier sur les autels privés.

    “Konsei était considéré comme portant atteinte aux bonnes mœurs. Dans chaque département on a ordonné l’arrêt des célébrations de konsei, qualifiant cela de coutume de barbare.” Dans “Sei no minzokugaku” (“Études folkloriques de la sexualité”), l’anthropologue Kunimitsu Kawamura raconte le traumatisme national que furent ces ordonnances prohibant les konsei et tous les cultes de nature orgiaque qui avaient lieu aux dates butoirs du plantage du riz et des moissons. Il était désormais interdit de se réjouir.

    La ville de Kawasaki fait donc partie des rares préfectures à avoir résisté à l’État. Rebelle, obstinément, elle est parvenue par miracle à perpétuer cette fête en dépit de toutes les censures puritaines. En dépit également des moqueries plus ou moins scandalisées, et de l’incompréhension dont témoignent les étrangers qui accourent à cette fête…

    Malgré les réactions d’hostilité, d’ironie ou d’effroi que suscitent leur célébration, les prêtres shintô de Kawasaki, continuent, imperturbablement, à rendre un culte au konsei-sama. Et tous les Japonais participent, joyeusement, sans prêter attention à la foule des curieux…

    • Anna Cottis Auteur ArticleRéponse

      C’est génial ! J’ai pris un temps à te répondre … désolée. Merci pour ce contribution – j’avais vu des photos de ce rite et tu apportes plein de détails. Je ne savais pas qu’il y avait aussi des vulves …

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